Posted: Fri 7 Mar - 23:49 Post subject: Mon projet de roman : Bloody Valentina
Depuis plus d'un an, je me suis lancé dans l'écriture d'une histoire mettant en scène plusieurs personnes dont Ariakah. Ca se passe dans un univers Contemporain/Fantastique un peu sombre se basant dans un présent alternatif. Comme je déteste le syndrome "TG c'est magique" vu que je trouve ça trop facile de se cacher derrière ça, j'utiliserai une approche plus scientifique de ce coté et comme ça se passera au début du 21ème siècle, il y aura la rencontre entre la magie et la technologie. L'autre défi que je me suis lancé et je crois que ce sera le plus grand sera de respecter une cohérence totale avec les mythologies utilisées et l'Histoire car ma volonté principale avec Bloody Valentina est d'en faire une page perdue de notre histoire.
Pour le moment, je n'ai qu'un texte à vous présenter que j'ai rédigé en septembre dernier que je vais mettre ci-dessous.
Voici un petit synopsis que j'ai fait:
Quote:
Un soir, Mary Desmona et sa bande se préparait pour un cambriolage tout ce qu'il y avait de plus ordinaire. Mais parmi les objets du butin, elle convoitait surtout une dague qui renferme le mystère de Lelianore Valentina. Un mythe que seul la famille Bloodlines croit à son existence...
Posted: Sat 8 Mar - 00:11 Post subject: Mon projet de roman : Bloody Valentina
Le récit de Dante…
Sur une route en plein après-midi, une carriole poursuivait son chemin en direction de la ville d’Ambrefort. Le maire, Léon Dulas, avait invité le Comte de Valentine et son épouse à rester quelques jours parmi eux. Dante de Valentine et lui étaient des amis de longues dates et le couple avait prévu de venir depuis longtemps à Ambrefort depuis que Léon Dulas avait fondé une famille avec l'arrivée du petit Leonard Dulas. Le père et le fils attendaient avec impatience l’arrivée de la carriole qui n’était plus très loin.
Une fois arrivés à destination, le Comte et la comtesse avaient été reçus par leur hôte qui les conduisait à leur appartement. Entre Dante et Léon qui discutaient entre amis et Lelianore et Leonard où ce dernier avait insisté pour faire un tour en ville avec elle, la journée s'était terminée dans une ambiance de joie et de bonne humeur. Le soir venu, les deux familles se retrouvaient dans la salle à manger avec pour occasion de raconter tout ce qu’ils avaient en tête pour animer la soirée. Céline, la jeune épouse de Léon, était très intimidée de pouvoir dîner avec les Valentines. Un sentiment normal vu qu’il n’y a pas si longtemps, elle était encore qu’une citoyenne ordinaire où son chemin avait croisé celui de son futur époux quand tout deux étaient des prisonniers de guerre.
Après avoir terminé leur dîner, Céline accompagnait son fils dans sa chambre avant de rejoindre les autres qui s’étaient dirigés vers la bibliothèque où Léon devait discuter d’une chose importante. Il raconte qu’une bande de malfrat agissait dans le royaume dans le but de dépouiller les bourgeois et les nobles avec des méthodes barbares. Les récents événements parlent d’enlèvement contre une rançon et que la personne capturé et celui qui a apporté l’or ont été retrouvé mort. Le maire fait part de son inquiétude car le dernier cas s’était produit dans les environs d’Ambrefort et il craint pour la vie de sa femme et de son jeune fils. Soudain, un garde alertait d’urgence les personnes dans la bibliothèque pour annoncer que Leonard venait d’être victime d’un enlèvement et que les deux gardes qui se trouvait près de la chambre étaient mort avec comme seul indice, une lettre avec une demande de rançon et l’exigence d’une seule personne pour apporter l’or. Une simple coïncidence peut-être mais Léon avait le sentiment certain que c’était l’œuvre de la fameuse bande mais difficile à croire car seul les hors-la-loi les plus audacieux avaient le courage de se lancer à leurs activités dans le comté de Valentine avec sa triste réputation de repaire du démon colporter par l’église catholique. Devant le désespoir de la situation, le maire demandait à son ami de sauver son fils en apportant l’or de la rançon. Ce dernier était sur le point d’accepter quand son épouse s’était porté volontaire pour y aller seule. Cette décision avait surpris tout le monde car Lelianore n’était pas du genre à faire preuve d’autant de courage malgré la puissance terrifiante de ses pouvoirs. En tout cas Léon et Dante avaient accepté de mettre tous leurs espoirs sur la comtesse.
Elle se dirigeait vers le lieu de rendez-vous étaient celui du vieux chêne ancestrale. L’obscurité et le froid qui régnaient à l’intérieur de la forêt faisaient trembler Lelianore qui essayait de rassembler le plus de courage en elle. Une fois sur place, un groupe de personne sortaient des arbres pour l’encercler et leur chef l’ordonnait de déposer le petit coffre rempli d’or par terre et de reculer pour que ce dernier le récupère. Soudain, elle sentait une odeur de sang qui venait d’un des arbres autour d’elle. Une odeur si forte qu’elle ne pouvait provenir que d’un corps ayant versé beaucoup de sang. Ah ce moment là, elle s’était souvenue du récit de Léon sur les précédents événements pour déduire que cette odeur ne pouvait signifier qu’une seule chose. Les doutes faisaient place aux certitudes quand le chef avait ordonné à ces hommes, qui avaient déjà une main sur le manche de leur épée, de la tuer. Au moment où les assassins avaient posé un pied en avant, le cœur d’un des leur explosait dans un torrent de sang. Entre la tristesse et la colère, Lelianore était animée d’un désir de vengeance et elle était maintenant déterminée à laisser éclater ces pouvoirs pour les faire payer de leur crime. Les bandits s’étaient lancés contre elle malgré la perte d’un des leurs mais en vain car face à la force qui coulait à travers les veines de Lelianore, ils étaient déjà condamnés à une mort certaine. En voyant le massacre sous ces yeux, le chef avait tenté de fuir à toute vitesse pour rester en vie. Un effort futile car à peine quelques pas après, il avait perdu ses jambes et il se retrouvait gisant sur le sol avec l’impossibilité de bouger. La comtesse lui avait réservé un traitement plus cruel à son égard pour lui faire payer l’assassinat du jeune enfant.
Une fois que le chef des bandits avait rendu son dernier soupir, le regard de Lelianore commençait à se remplir de larme. Elle se sentait coupable d’avoir failli à sa promesse et elle n’avait pas le courage d’affronter le regard de ceux qui avaient placé tant d’espoir sur ses épaules. Une fois devant le corps sans vie de Leonard, elle avait encore une chance d’arranger les choses. Son sang était si puissant qu’elle pouvait redonner la vie bien que ça soit uniquement une théorie mais elle était bien décidée à tenter sa chance. A l’aide d’une épée d’un bandit, elle s’était ouvert le bras pour faire couler son sang sur le cadavre et de le manipuler pour régénérer les organes et toutes les autres blessures avant de tenter de relancer le système cardiaque. Un exploit qui a été un succès en voyant l’enfant reprendre sa respiration. Du désespoir, la comtesse avait retrouvé le sourire mais entre le fait d’avoir cédé beaucoup de sang à l’intérieur du corps de Leonard et les forces qu’elle avait utilisé, la fatigue et l’épuisement avait eu raison d’elle. Avant de perdre connaissance, ses yeux à demi-ouvert avaient aperçu l’ombre d’une personne qui s’éloignait au loin.
Le lendemain matin, un groupe de soldat était revenu de la ville avec eux une femme et un enfant qu’ils avaient trouvé pendant une patrouille en forêt. Le maire, qui avait été prévenu de ce fait, s’était déplacé avec Dante pour revoir son jeune fils et celle qui lui a sauvé la vie. Leonard n’avait aucune blessure et dormait paisiblement mais l’état de Lelianore était très inquiétant. Ses habits et son corps avaient couvert de sang et une trace de blessure grave à son bras avait inquiété le soigneur bien que sa vie n’était pas en danger et que seul le temps était nécessaire pour une complète guérison. Pendant ce temps au quartier général de la garde, un homme s’était présenté comme étant un chevalier au service du roi et avait demandé d’être reçu par le commandant. Il avait juste réclamé une copie du rapport de l’enlèvement avant de repartir aussi vite que le vent.
Quelques jours plus tard, la comtesse avait repris conscience avec son époux qui était resté à son chevet depuis tout ce temps. Elle était restée silencieuse en fuyant le regard de Dante avec comme seul parole, savoir si l’enfant était en vie. Le comte n’avait pas insisté ayant compris que les choses avaient mal tourné et au lieu de ça, il lui tenait la main pour la réconforter. Quelques minutes plus tard, Léon Dulas était entré avec une missive de la cour royale avec une convocation obligatoire des deux Valentines devant le roi. Dante voulait laisser son épouse le temps de se reprendre des forces sachant qu’elle n’était pas en état de voyager. En tout cas une journée de retard vu les circonstances ne serait pas trop mal vue. C’est ainsi que le lendemain en dépit des blessures qu’elle portait encore, la comtesse s’était préparée pour la route et de sa tenue pour être en présence du roi.
Après quelques heures de trajet, c’est une fois arrivé sur place que la convocation royale avait immédiatement débuté. Le comte avait pensé qu’il y avait une urgence militaire pour avoir été demandé en urgence mais quelques instants après avoir pénétré dans la salle du trône, il avait l’impression qu’il y avait un autre débat en regardant le cardinal royale qui le dévisageait comme on dévisage un hors-la-loi dans une prison. Une réaction pourtant habituelle sachant qu’aux yeux du cardinal, ce dernier ne voyait que deux êtres démoniaques dont leur existence est une hérésie pour la religion catholique.
Le roi avait pris la parole pour parler de la bande d’assassin qui avait sévi dans tout le royaume de France et de l’implication de la comtesse dans le sauvetage de l’enfant du maire d’Ambrefort. Le comte avait préféré parler au nom de son épouse qui n’était pas en état de prendre la parole. La discussion entre les deux hommes n’avaient que confirmer le rapport de la garde jusqu’au moment où le chevalier qui avait apporté le rapport au roi avait commencé à prendre la parole. En dehors des faits connus, il avait dit qu’il avait assisté personnellement à tout ce qui s’était ce fameux soir en justifiant sa présence qu’il avait pour mission de traquer ces truands. Il avait le triste spectateur de la scène morbide où tous les assassins avaient été tués dans une extrême cruauté de la part de la comtesse et il avait insisté sur ce qui s’était juste après avec le…retour à la vie de l’enfant dans tous les détails. Le comte avait été surpris d’entendre ça et il avait tourné son regard sur son épouse qui avait recommencé à fuir son regard. Au moment du geste de la comtesse, le cardinal avait commencé prendre son air d’inquisiteur en utilisant la réaction de Lelianore comme un aveu en précisant que redonner la vie est une violation de la loi divine et que tout ceux qui la transgresse était condamné par le feu divin. Avec le témoignage du chevalier, le roi ne pouvait plus nier la vérité qu’il a longtemps ignoré en ce qui concernait les rumeurs sur la famille Valentine et n’ayant plus d’autre choix, il avait ordonné à la garde royale de mettre aux arrêts le comte et la comtesse de Valentine mais ces derniers n’avaient pas l’intention de se laisser capturer. Devant le rapport de force, Lelianore avait utilisé ses faibles forces pour légèrement blesser tous les gardes comme moyen de dissuasion. Une tentative qui avait fonctionné car en voyant les gardes qui ne pouvait plus se relever, le roi était revenu sur sa décision en laissant la liberté aux deux Valentines de partir librement chez eux.
Après avoir quitté le château royal, le couple se remettait de leurs émotions et se demander comment vont être les choses pour eux et pour toute leur famille. Rien qu’en pensant à ce qui se venait de se passer, Lelianore n’arrivait pas à retenir ses larmes malgré les tentatives de son époux de la consoler. De son coté, Dante était perdu dans ses réflexions et de se remettre également au fait d’avoir défié ouvertement le roi et d’avoir été tout proche de séjourner dans la prison de la cité royal. Le soir venu, la carriole s’était arrêtée dans une ville pour pouvoir passer la nuit dans une auberge. En tout cas Lelianore s’était déjà endormie avant de pouvoir prendre possession de la chambre. Ces derniers jours avaient été très pénible pour elle et même si il faudrait plusieurs jours voir même plus d’une semaine pour reprendre des forces, Dante voulait à tout prix revenir chez lui pour plus de sécurité.
Le lendemain après-midi, c’est avec joie que le cochet avait annoncé que la carriole se trouvait actuellement sur le comté de Valentine pour donner un peu de bonne nouvelle. Mais la joie avait été de courte durée quand le compte avait aperçu une grosse fumée d’incendie. Quelques mètres plus loin, le cochet s’était arrêté en voyant la route qui avait été barré par un village en feu. Le couple descendait pour voir ce qui était entrain de se passer et bien que les villageois arrivaient tant bien que mal à contenir le feu, ces derniers n’arrivaient pas à l’éteindre. Ne voulant pas rester sans rien faire, Dante s’était proposé d’aider à éteindre le feu et Lelianore de guérir les blessés. Devant la situation sans le savoir, les deux Valentines s’éloignaient de plus en plus entre Dante qui aidait les hommes à remplir les charrettes remplis de tonneau et Lelianore qui aidait un groupe de personne à sortir une femme piégée dans une grange en flamme. Après ce sauvetage, la comtesse s’était arrêtée un moment pour reprendre son souffle et avait demandé de ne pas l’attendre sachant qu’il y avait d’autre personne à sauver. Soudain au moment où elle était seule, une flèche avait atterri dans sa jambe derrière elle. Elle tentait de la retirer et de savoir qui l’avait lancé mais quelques instants après, elle commençait peu à peu à tomber par terre de fatigue avant de perdre totalement conscience. Un archer qui s’était caché, s’était pressé de se saisir de Lelianore avant de rejoindre son cheval.
Quelques heures plus tard, le feu avait été totalement maîtrisé et les villageois vérifiaient si tout danger était écarté. Mais Dante se demandait où était Lelianore et si il n’avait pas été tué par les flammes. Il s’était rendu à l’endroit où on l’avait vu pour la dernière fois et après quelques recherches, il avait trouvé une flèche avec le sceau de l’archerie royal et le sang de son épouse sur la pointe. Il était certain que le fait qu’un village sur ses terres avait pris soudainement feu au beau milieu de sa route n’était pas du tout une coïncidence. Devant l’urgence de la situation, il s’était pressé de rejoindre les siens en vitesse pour les informer des faits pour les convaincre d’infiltrer la cité royale et de sauver Lelianore même si la conséquence était de mener le royaume dans une guerre civile.
Pendant leur investigation, certaines rumeurs couraient que le roi avait prévu l’exécution d’une sorcière pour le lendemain matin. Une marge de manœuvre très étroite qui obligeait les Valentines à attendre la nuit pour prendre d’assaut la prison royale. Le nombre de garde qui était en patrouille, était étrangement assez réduit et l’assaut s’était passé sans que l’alerte avait été donnée. La cellule de Lelianore se trouvait dans une salle bloquée par une porte composée de barreau en fer. Cette dernière était surprise de voir toute sa famille et ces derniers fouillaient les gardes pour trouver la clef en vain. La comtesse avait averti que seul le roi l’avait et que le seul moyen était de forcer la porte. Celui qui avait le plus de force physique avait tenté sa chance en posant ses mains sur les barreaux et de la secouer quand tout à coup, il avait commencé à avoir des difficultés à respirer avant de rendre son dernier soupir. Les barreaux avaient été induits de poison mortel tuant tout ceux qui avaient l’imprudence d’être au contact avec. Désespéré de ne pouvoir rien faire pour la sauver, Dante avait ordonné à tous les autres de fuir et de le laisser un moment avant de partir les rejoindre.
Le lendemain à l’aube, le roi et les gardes étaient venus récupérer la comtesse pour la conduire à sa sentence. Pour lui, c’était un jour de gloire pour l’église qui avait marqué une victoire majeure contre les forces démoniaques. C’est une surprise qu’une fois devant la cellule, les gardes n’ont trouvé que le corps sans vie de Lelianore qui avait viré au bleu comme si elle avait perdu tout son sang. Mais pour le roi, il voyait ça comme une capitulation et un refus de se soumettre au jugement divin. En tout cas il avait maintenu l’exécution pour déclarer officiellement la famille Valentine comme des hérétiques. Pour le reste de la famille, cette décision était sans surprise. Une fois arrivés aux châteaux de Valentine, certains étaient désespérés rien qu’à l’idée qu’ils allaient dorénavant vivre comme des fugitifs et renoncer à la vie qu’ils avaient toujours connue. Quelques Valentines étaient même à maudire Lelianore et Dante en les tenant comme responsable d’avoir provoqué ce désastre. Un conflit interne qui avait pris rapidement une tel ampleur à un point où Dante, dégoûté et blessé dans son cœur et dans son âme de voir qu’une partie de sa propre famille s’était retourné contre lui et la mémoire de sa défunte épouse, avait pris la décision de s’exiler du royaume de France avec les Valentines qui s’étaient rangés de son coté.
Leur exil les avait conduit dans le royaume d’Angleterre pour se cacher de l’inquisition catholique. Dante, qui avait de la famille là-bas, avait trouvé refuge pour réfléchir sur le devenir des siens. Sa première décision avait été de se séparer totalement de la famille Valentine tout en gardant les valeurs et l’héritage laissés par Lelianore et ses ancêtres. C’est le sang qui les avait uni et c’est le sang qui les avait sauvé de nombreuses fois. Même si, pour garantir leur sécurité, ils étaient obligés de sceller ce pouvoir pendant les générations à venir, en souvenir laissé à leur descendant, Dante avait décidé que sa nouvelle lignée allait porté le nom de « Lignée de sang » ou plutôt « Bloodline » dans la langue locale. Après avoir pris cette lourde décision, Dante s’était retiré dans la solitude pour rédiger ses mémoires en dans un récit pour laisser à sa descendance une trace de son histoire pour qu’ils n’oublient pas qui ils sont. Quand les proches de Dante ont voulu savoir pourquoi il ne donnait plus aucune nouvelle, ils n’ont retrouvé chez lui qu’une pile de parchemin…
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Comme ce texte a plusieurs mois, certains passages ont été changés entre temps. Et comme c'est un texte uniquement pour montrer quelque chose de présentable donc pas mal de détail manquent pour comprendre parfaitement ce texte. _________________ Agent Smith...comme ses autres lui...
Posted: Sat 29 Mar - 20:06 Post subject: Alyne, la jeune mère tourmentée...
Alyne, la jeune mère tourmentée...
Après une tragique histoire, la jeune femme voulait à tout prix quitter l’Angleterre pour échapper aux autorités et prendre un nouveau départ tranquille pour élever son futur enfant. Passionnée par la culture française, elle prit un aller simple en direction de l’aéroport de Paris. Le vol permit à Alyne de se changer les idées mais comment oublier le fait d’avoir vu mourir sous ses yeux un amour qui était si parfait. C’était une des raisons qui avait motivé la jeune anglaise de quitter le pays. Elle ne pouvait plus supporter de vivre ainsi.
Le voyage avait duré un petit moment et Alyne était partagée entre la joie et la tristesse en regardant à travers le taxi le paysage parisien qui la déposa devant une galerie commerciale. La vue des boutiques de vêtement avait permit à Alyne d’oublier un peu ses malheurs. L’après-midi a été courte et le soleil commençait à disparaître peu à peu à l’horizon. Confrontée à son insouciance, elle se dit « Comment vais-je pouvoir vivre à Paris moi qui ne parle presque pas un mot français ? ». Mais heureusement elle avait pas mal d’argent de coté récolté avec sa bande de cambrioleur. La journée, elle essayait de trouver du travail et le soir, elle dormit dans un petit hôtel de quartier où elle payait sa chambre au mois. Cette routine prit fin quand un chasseur de tête remarqua la beauté naturelle d’Alyne dans un bar. La jeune anglaise était un peu gênée car elle n’avait pas du tout envisagé de faire carrière comme mannequin. Avant de partir, la personne déposa la carte de visite de son agence avec l’heure et la date d’un rendez-vous. Heureuse, Alyne se rendit au rendez-vous à l’agence British Ladies où elle fit la connaissance de Patrick Laresh, son futur agent qui aura la responsabilité de l’encadrer. L’entretien a été de courte durée et Alyne signa rapidement le contrat.
Pendant quatre mois, elle avait caché à tout le monde sa grossesse et ce secret n’avait posé aucun problème jusqu’au jour où son ventre commençait à prendre forme. Surprise mais pas plus que ça, elle était contraint de poser sa démission du jour au lendemain par courrier. Croyant que ça allait prendre fin aussi simplement, elle commençait à acheter tout le nécessaire pour passer sa grossesse parfaitement. Un soir, Patrick Laresh avait sonné à sa chambre d’hôtel pour connaître les raisons mystérieuses de la démission. Ne pouvant pas lui refuser l’entrée, elle avait caché toutes ses affaires pour cacher sa grossesse avant d’ouvrir la porte. Après une calme discussion, l’agent commençait se montrer agressif « Vous croyez que British Ladies est un moulin Miss Bloodlines mais votre contrat vous interdit toute démission pendant une certaine période ». Elle ne pouvait pas le savoir vu que son contrat était uniquement en français et en cherchant sa copie du contrat, elle fait tomber par maladresse l’enveloppe qui contenait la radio de sa grossesse qui avait atterrit juste devant l’agent. En voyant cette preuve flagrante, il menaça de révéler la grossesse cachée du jeune mannequin. Alyne lui suppliait « Je ferais tout ce que vous voudrez si vous ne dites rien pour ma grossesse ». Patrick demandait à la jeune anglaise si elle était prête à tout pour son silence. Il voyait à travers la détresse d’Alyne un moyen de tirer avantage de la situation. Sa condition a été de venir s’installer chez lui et de reprendre immédiatement le travail après sa grossesse jusqu’à nouvel ordre. Alyne accepta sans discuter et tout se passait tranquillement jusqu’à sa sortie d’hôpital après la naissance d’Ariakah. Un mois plus tard, elle a été placée dans un centre pour l’aider à reprendre une taille fine et juste après, elle reprit le travail comme l’avait exigé son agent qui était devenu son petit ami.
Si les premières semaines était tout ce qui était de plus ordinaire, les choses changèrent rapidement quand Alyne se plaignait de ne pas assez voir sa fille. Patrick, qui voulait à tout prix cacher l’existence d’Ariakah, s’était montré menaçant pour forcer la jeune mère de se taire. Mais le pire a été le jour où Alyne avait taché une robe blanche de grande valeur à cause du lait maternel qui avait commencé à couler en pleine photographie. En voyant ça, l’agent avait mis fin à la séance photo en renvoyant tout le monde sauf Alyne qui disait en pleurant « Ce n’est pas ma faute, ça a coulé sans prévenir ». Patrick, insensible aux paroles de la jeune mère, avait cédé à la colère et la frappa plusieurs fois avant de la menacer de foutre en l’air sa vie si l’agence apprenait l’existence d’Ariakah. Cette situation violente de couple était très difficile à vivre pour Alyne et bien qu’elle fasse tout ça pour permettre à sa fille d’avoir la meilleure vie possible, elle prenait régulièrement des médicaments pour tenir physiquement et mentalement. Mais même si Patrick avait une attitude violente avec sa petite amie, Ariakah avait été épargné de toute violence et ignorait tout dans l’insouciance la plus totale.
Bien que le cinquième anniversaire d’Ariakah approchait, le couple s’était lourdement investi dans un défilé de mode où tous les grands couturiers du monde allaient présenter leurs dernières créations. Mais un léger incendie qui s’était déclaré dans un local avait reporté la date du défilée de plusieurs semaines et Patrick était très énervé car il était obligé d’attendre sans rien faire le temps que la maintenance terminait les réparations. De son coté Alyne voyait les choses du bon coté car elle voulait en profiter pour fêter le jour même les cinq ans de sa fille. Elle organisa rapidement le dîner et se dépêcha d’acheter un cadeau avant de rentrer pour la soirée d’anniversaire. Pendant le repas, il y avait Alyne et Ariakah qui étaient heureuses et il y avait Patrick qui n’avait que son énervement professionnel en tête. Il garda en lui sa colère mais au moment où Ariakah ouvra son cadeau, il explosa de colère et renversa la table par terre. Alyne, surprise de sa réaction « C’est l’anniversaire de ma fille bon sang. Calme-toi ». Le fait d’avoir dit ça avait servi d’excuse pour commencer à frapper Alyne devant la pauvre enfant qui assistait à ce triste spectacle. Mais lieu de partir se cacher, Ariakah s’interposa devant sa mère pour tenter de la protéger. Patrick par erreur frappa violement Ariakah sur le visage. Alyne qui était horrifiée de voir sa fille par terre avec le visage en sang avait commencé à menacer sérieusement l’homme violent « J’ai accepté toutes tes volontés, ta violence mais je ne te pardonnerai jamais d’avoir osé lever la main sur ma fille ordure ». Patrick qui n’avait pas supporté de se faire menacer par Alyne, avait donné un grand coup au ventre d’Alyne qui tomba par terre.
Tout à coup, des objets ont commencé à flotter dans l’air. Patrick ne croyait pas ses yeux. Il était comme paralysé devant deux assiettes, un verre et un plat à viande qui se sont heurtés violemment sur lui. Juste après ça, le regard d’Alyne qui se relevait peu à peu, devenant de plus en plus haineux. Elle regarda celui qui avait osé lever la main sur sa fille et leva une main en direction de Patrick. Ce dernier commença à subir des maux de tête si forte qu’il hurla jusqu’au point de supplier la clémence d’Alyne. Mais au lieu d’arrêter, ça l’a encore plus motivé de continuer en se saisissant du grand poivrier de l’autre main avant d’avancer vers lui. « Espèce de salopard. Tu m’as maltraité depuis des années et tu as osé rompre ta promesse en frappant ma fille. Jamais personne ne la fera du mal et il est temps que tu saches qui sont les Bloodlines » dit-elle. La déferlance des pouvoirs d’Alyne fit tomber le lustre par terre et plongea le salon dans une obscurité partielle. Perdu dans le noir, elle commença à faire le frapper de toutes ses forces. Ariakah qui écoutait avec horreur le spectacle d’une rare violence, elle cria en pleurant « Maman je t’en supplie arrête ». Juste après avoir dit ça, Alyne lâcha son arme et mis sa main sur le front comme si elle venait de reprendre ses esprits. En regardant Patrick qui était gravement blessé, elle dit « Mince, qu’est-ce que j’ai fait ? ». Elle pensa aux souvenirs du fameux soir où elle avait tué par accident le père d’Ariakah. Face à ça, Alyne prépara en vitesse ses affaires avant de quitter définitivement l’appartement avec sa fille.
Juste après sa fuite, elle prit la direction du commissariat le plus proche pour porter plainte. Voyant l’état des Bloodlines, l’agent de police demanda à ses collèges de l’accompagner à l’hôpital Hôtel Dieu pour se faire examiner par le médecin judiciaire pour constater les blessures. Après examen, Alyne et sa fille ont été placé dans un foyer de mère célibataire temporairement. De son coté, Patrick était terrifié par Alyne et ses pouvoirs et il était prêt à se soumettre à la justice pour avoir le pardon de la jeune anglaise quand ses responsables ont tout fait pour ne pas céder dans cette plainte. D’autant plus que l’affaire avait commencé à prendre une ampleur médiatique avec le grand défilé de mode.
Alyne avait profité du calme qui régnait dans le foyer pour se reposer dans sa chambre. Elle n’avait rien de casser mais son état l’obligeait à rester au lit pendant un moment. Ariakah de son coté n’a rien de bien grave. Elle profitait que sa mère se reposait pour acheter à boire et un magazine pour le lire avec sa mère. De retour à la chambre, Alyne s’était réveillée et avait demandé à sa fille d’ouvrir les rideaux. Au moment où Ariakah les avait ouverts, Alyne était tellement aveuglée par la lumière du soleil qu’elle ordonna à sa fille de le refermer immédiatement. Un médecin qui passait par là, avait entendu les cris et demanda si tout se passait bien. Après un rapide examen et un tour en ophtalmologie, l’examen a constaté que les yeux de la jeune mère avaient, sans aucune explication, développé une anomalie qui amplifiait la perception de la lumière au point de provoquer une brulure de la rétine. Elle avait la capacité de voir dans la nuit comme de jour mais avec la conséquence de ne pas être en contact avec la lumière du soleil sans protection solaire. Bien que l’examen ait été clair, les médecins n’avaient aucune explication rationnelle à ça.
Le jour du procès, Alyne était venue au tribunal avec sa fille et la séance a rapidement commencé. Avec la pression politique pour éviter que cette affaire porte préjudice au défilé de mode parisien, l’avocat des Bloodlines sentait que ça allait être dur mais confiante vu les preuves en leur faveur. Confiante certes mais le fait de voir les représentants de British Ladies et d’autres agences de mannequin dans la salle avait pesé le doute sur la délibération du juge. A la fin du procès, la grande surprise a été la décision de justice déclarant Alyne Bloodlines coupable de coup et blessure grave, non assistance à une personne en danger et de chantage en faisant croire que Patrick était le père d’Ariakah. La peine a été un an de prison avec sursis et une lourde amende qui ruina totalement Alyne Bloodlines.
De retour au foyer, Alyne était une femme brisée. Pendant deux jours, elle pleurait sans arrêt malgré les tentatives de consolation d’Ariakah. Un matin pendant qu’Ariakah était partie chercher le petit déjeuner, un homme frappa à la porte de la chambre sans avoir de réponse. N’ayant aucune réponse, il poussa la porte et il voyait Alyne qui regardait le mur, plongé dans ses pensées au point d’ignorer totalement la présence de l’homme qui venait d’entrer. Ce dernier ouvert les rideaux pour la réveiller avant de les refermer rapidement face à la réaction brutale d’Alyne. « Qui êtes vous et comment vous vous êtes permit d’entrer dans ma chambre ? ». Il se présenta et s’excusa de sa venue à l’improviste. « Je m’appelle Jack McRowen et veuillez accepter toutes mes excuses. Je suis au courant de ce que vous traversez en ce moment et contrairement à ce que pense l’opinion publique, je suis persuadé que ce qu’on vous accuse est un ignoble tissu de mensonge. ». Alyne, méfiante lui demanda « Et qu’est-ce qui vous a poussé à faire tout ce chemin pour me voir Monsieur McRowen ? ». Ravi d’avoir à répondre à cette question il expliqua qu’il était le directeur en chef de Paris Light, une société qui organise tous les événements en rapport avec les célébrités et qu’il voulait l’engager avec une avance de trois mois. Face à tant de gentillesse soudaine, elle demanda pourquoi un tel geste. L’explication était simple. Jack était un de ses plus fervents admirateurs, c’était son rêve de fan de rencontrer Alyne en personne et donc c’était un honneur pour lui de faire cette proposition. Ariakah, qui avait tout entendu de la conversation en cachette, avait fait tomber une canette après avoir entendu la fin de la conversation. En voyant sa fille un court instant, elle accepta avec la strict condition d’avoir uniquement une relation professionnelle et faire la promesse de ne pas subir une seulement fois un comportement déplacé. Jack accepta avec plaisir les conditions imposées par Alyne. Après cette entrevue, Alyne devait rester encore quelques jours avant d’avoir l’autorisation médicale. Mais bien que n’espérant pas grand-chose, elle était bien obligée d’accepter si c’était pour le bien de sa fille. Après sa sortie au foyer, Alyne s’installa temporairement dans le même hôtel qu’à son arrivée à Paris et engagea une nounou avant d’aller à Paris Light pour commencer à travailler. Bien que les débuts d’Alyne fussent concluants, son handicap visuel était un problème qui commençait à poser quelques gènes. Jack qui surveillait de loin convoqua Alyne rapidement. Après que la jeune femme expliqua son problème aux yeux, Jack trouva un arrangement en la déplaçant dans l’équipe de nuit. Ce qui fut une excellente décision car sans le problème lié au soleil, Alyne se révélera être un élément prometteur…
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Pour information, ce texte à l'origine est plus ancien que "Le récit de Dante". Je l'avais retiré car à l'époque car quand j'avais repris de nouvelles bases dans Bloody Valentina, j'avais jugé que ce texte ne refletait plus l'état actuel du roman. Mais comme je suis actuellement entrain d'écrire le premier jet du Tome 1, j'ai repris ce texte en le modifiant pour le mettre à jour. Même si je suis certains que personne n'a lu le texte d'origine sur mon ancien blog, je préfère préciser que les modifications concernent le passage où Alyne commence à utiliser ses pouvoirs et le tout premier paragraphe. Les raisons sont qu'à l'époque je n'avais pas bien défini les pouvoirs d'Alyne et que le début du texte n'était pas très adapté pour commencer un texte isolé vu qu'il manque "la tragique histoire". _________________ Agent Smith...comme ses autres lui...
Posted: Sat 5 Apr - 14:37 Post subject: Mon projet de roman : Bloody Valentina
L'ascension de Mary Desmona
Après une histoire tragique, Mary Desmona prit la route dans une petite ville tranquille dans la banlieue de Brighton. Bien que son intégration parmi les habitants se soit passée sans le moindre souci, ce n’était qu’une étape dans son projet.
Dans le passé, Mary fût victime d’un grave accident en randonnée et malgré la rapide intervention des secours, elle avait tellement perdu de sang qu’une rapide transfusion de sang était nécessaire et Alyne qui était la seule personne compatible, fit don de son sang pour la sauver. Mais depuis ce jour, tout était devenu différent pour elle. Mary a commencé à croire à l’héritage de sa demi-sœur en sentant quelque chose différent dans son sang. Elle s’était déjà appropriée le livre sacré des Bloodlines, Bloody Valentina, mais sa croyance devint une certitude depuis qu’Alyne a tué sans faire exprès le père d’Ariakah en utilisant les pouvoirs de la dague de Lelianore Valentina.
Une fois bien installée chez elle, elle se concentra pour utiliser les pouvoirs de la dague mais sans succès. Face à cet échec, elle se mit en quête d’information pour trouver la solution en commençant par la bibliothèque municipale, ses recherches n’avaient abouti à aucun résultat. C’est ainsi qu’elle s’est donnée comme objectif d’intégrer une grande université pour accroître ses connaissances. Elle commença donc à économiser un maximum d’argent pour faciliter ses démarches. Malheureusement elle avait reçu pas mal de refus qui continuait d’arriver malgré ses relances et c’est finalement au bout de deux années d’effort que l’université d’Oxford lui envoya une convocation pour passer un examen d’admission. Convaincue que c’était le bout du tunnel, elle abandonna son travail et son appartement pour prendre le premier train en direction de la prestigieuse faculté.
Une fois arrivée devant les portes de l’établissement, il était facile de lire l’expression de joie sur son visage quand elle regarda l’architecture gothique qui caractérisait le prestige d’Oxford. Mais malgré ce sentiment, elle se dépêcha d’arriver à son lieu de rendez-vous pour ne pas rater son examen.
L’épreuve écrite a duré une heure et malgré les connaissances qu’elle avait acquis à la bibliothèque de la petite ville, elle était mal à l’aise face aux questions. Après avoir terminé, c’était au tour de l’entretien individuel avec un professeur d’histoire. Pour le convaincre, elle avait avancé l’argument de sa motivation sur la recherche des pages oubliés de l’histoire et de consacrer ses connaissances pour poursuivre l’enseignement et la recherche si elle arrivait à obtenir son diplôme. Après ça, elle a reçu un autre rendez-vous pour connaître ses résultats quelques jours plus tard. Avec l’aide du secrétariat de l’université, Desmona loua une chambre dans un hôtel fréquenté par les futurs étudiants en cours d’admission. De son coté, le professeur qui a été impressionné par la motivation et la volonté d’apprendre de la jeune femme ne tarda pas à corriger la copie de l’examen. Bien qu’il avait remarqué que Desmona avait acquis pas mal de connaissances, ses thèses n’avaient pratiquement aucun sens et il voyait très clairement que Desmona ignorait tout sur la manière de le faire. Partagé entre le résultat pragmatique de l’examen et la détermination de la future étudiante, il faisait face à un choix difficile.
Le lendemain matin, il avait finalement pris sa décision. Souhaitant s’entretenir avec la jeune femme le plus tôt possible, il contacta l’hôtel mais la réception lui répondit qu’elle était partie à la bibliothèque du centre ville. De son coté, Mary lisait un ouvrage sur les cultes anciens et bien qu’elle était concentrée dans sa lecture, elle était surprise de voir le professeur qu’elle a vu la veille venir vers elle. Après quelques échanges de politesse, le professeur était allé droit au but en l’informant de son échec à l’épreuve écrite. La pauvre jeune femme était en pleure face à cette nouvelle mais son visage changea rapidement quand elle entendit qu’elle était finalement retenu pour la prochaine année universitaire sous certaines conditions comme par exemple fournir un travail personnel supplémentaire pour combler ses lacunes.
Si les premières années à l’université d’Oxford se sont révélées sans problème, la dernière année a complètement bouleversé sa vie. Après avoir acquis un bon nombre de connaissance sur les artefacts et sur leur usage dans les différentes civilisations, elle tenta de mettre en application son savoir pour une nouvelle tentative.
Elle vola à l’infirmerie une seringue, un récipient stérile, un bistouri, un élastique de prise de sang et de l’alcool à 90°. Seule dans sa chambre de campus, elle ajouta un torchon propre et la dague de Lelianore dans les préparations. Mary n’était pas très rassurée mais quelque chose en elle la poussa à passer à l’acte. Cette soif de magie à assouvir, défier l’impossible car selon Bloody Valentina, personne n’a jamais réussi à s’approprier le pouvoir des Bloodlines mais elle était persuadée que la clef qui fera la différence cette fois-ci est Lelianore Valentina elle-même.
Elle est la toute première de la lignée Bloodlines et la dague renferme son pouvoir et aussi son esprit car dans les pages de Bloody Valentina, il y a une partie d’un texte écrit par Dante Valentina lui-même qui explique qu’il existe un rituel pour ramener à la vie sa tendre épouse. Malheureusement l’autre partie du texte qui explique comment faire n’a jamais été retrouvé depuis. Pour Mary, c’était suffisant pour croire que le pouvoir de Lelianore allait redonner la vigueur du sang d’Alyne qui coule dans ses veines.
En respirant un bon coup, elle se tailla le poignet avec le bistouri. Le sang coulait peu à peu dans le récipient. Une fois rempli, Mary utilisa le torchon pour envelopper son poignet gauche pour arrêter la blessure et ensuite elle plongea la dague dans le récipient. Après plusieurs minutes, le sang commença à réagir bizarrement mais le plus étrange était la dague qui commença à saigner ou plutôt à jaillir très faiblement comme une fontaine. En regardant de plus prêt, on pourrait croire que le sang de Mary était aspiré par la pointe pour ressortir de l’autre coté. Cela a continué ainsi une dizaine de minutes avant que tout s’arrête. Elle nettoya la dague ensuite avant de le ranger sous son lit. Ensuite, Mary serra son bras droit à l’aide de l’élastique et prit la seringue pour la remplir de sang. Au moment de viser la veine, sa main se mit à trembler de peur. En se reprenant, elle visa correctement sa cible et commença à s’injecter la première dose de sang et elle recommença jusqu’à la dernière goutte.
Elle ne ressentit aucun effet particulier sur le coup mais après quelques secondes, une chaleur brulante envahit son corps. Une douleur insoutenable qui la donna l’impression d’être dans un four. Elle hurla au point d’alerter tout le campus. Des étudiants ont tenté d’entrer mais la porte était fermée à clé. Impuissants, ces derniers ont fait appel à la sécurité. Quand le responsable du campus utilisa son passe-partout, il découvrit l’étudiante Desmona allongée par terre inconsciente et tachée de sang. Pris de panique, il contacta rapidement les urgences médicales.
Mary resta plusieurs jours dans le coma. Les médecins hésitaient à conclure soit à une tentative de suicide ou à une overdose de drogue car elle avait tous les symptômes d’une crise d’un surdosage de stupéfiant. Mais n’arrivant pas à déterminer exactement la cause, ils ont préféré à la théorie du suicide vu que l’étudiante n’était plus en danger de mort. Après avoir repris conscience, Mary resta pensif dans sa chambre d’hôpital. Elle était maintenant certaine qu’elle avait réussi et pourtant elle n’était pas plus heureuse que ça. Elle n’avait plus la volonté de continuer ses études et ne savait pas quoi faire désormais de ses nouveaux pouvoirs qui restaient encore un mystère pour elle…
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Contrairement au texte sur Alyne, celui là n'est pas une simple mise à jour d'un vieux texte mais bien un réécriture total d'un ancien texte qui était une version totalement différente de celui là même si j'ai conservé une partie du passage "Mary Desmona arrive à Oxford". Celui là est plus court que les autres car la réécriture complète de l'ancien texte risquerait de déborder sur trois passages du Tome 1 (celui du texte actuel, Mary après avoir eu son diplôme et...je garde encore secretement ce passage ) _________________ Agent Smith...comme ses autres lui...